Gulay et son fils Ertugrul nous exhortent à rester une journée de plus chez eux, cela les change de leur quotidien et leur permet de voyager, en visionnant le diaporama de notre dernier voyage en Europe de l'Est.
1er mai, journée mémorable pour nous, à cela plusieurs raisons. La première partie de cette étape, à côtoyer le torrent puis le lac Artvin, d'une exceptionnelle beauté, dans cette vallée très minérale avec des rochers vertigineux de part et d'autre de la route.
Hameau
Pour passer d'une rive à l'autre, un filin d'acier et un panier
Des oiseaux multicolores, très difficiles à prendre en photo.
Nous passons un col, certes pas très long mais extrêmement pentu, des passages à 16%, très hard cette montée. S'en suit une descente raide aux abords du lac, puis un enchaînement de 52 tunnels creusés dans cette montagne, dont certains de plus de 2 kilomètres de long. Jamais auparavant nous n'avions passé autant de tunnels dans la journée.
Dans cette deuxième moitié de parcours de la journée, que des tunnels, viaducs, des portions de routes taillés dans la roche le tout sur près de 70 kilomètres, et aucun endroit ou s'arrêter. Après 8 heures 36 de vélo, 887 mètres de dénivelé positif et 146 kilomètres au compteur, nous trouvons désespérément un petit espace pour monter la tente avant que la nuit ne tombe. C'est notre plus longue étape depuis notre départ.
Enfin un espace pour notre couchage dans un cadre d'exception
Une partie de cette vallée inondée
Le lendemain , après une nuit de repos bien méritée, nous reprenons la route et descendons sur Borça, à côté d'un immense barrage Hydro- électrique, qui à causé l’inondation de toute une vallée sur près d'un cinquantaine de kilomètres de long. Après la ville, nous grimpons notre dernier col en Turquie, le paysage à complètement changé, les rochers ont laissés place à une nature verdoyante avec une forêt de feuillus.
Notre dernier col avant de se retrouver au niveau de la mer
En haut du col, dans la brume, au fond, nous apercevons pour la première fois, la mer Noire.
En descendant sur Hopa, des plantations de thé
Nous buvons nos derniers thés, passons une dernière nuit en Turquie sous tente face à la mer Noire, avant de passer la frontière. Nous quittons ce pays qui nous a tellement enchanté, autant par cette population si accueillante et avenante, que par tous ces beaux paysages dont certains hors du commun.
Nous allons entrer en Géorgie, et être confrontés aux tracas administratifs pour l’obtention des visas.
A bientôt, en Géorgie.