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26 mars 2016

En Macédoine

De Thessalonique à Alexandhroupoli : 338 kilomètres.

Aujourd'hui c'est le 21 mars, premier jour du printemps, cela représente pour nous la sortie de l'hiver et laisse entrevoir des jours meilleurs, et surtout plus chauds, pour continuer notre périple. Depuis notre départ en avril dernier, en sillonnant les routes d'Europe, nous avons passé les quatre saisons.


Afin de passer rapidement Thessalonique qui se trouve en Macédoine, nous prenons la ceinture contournant la ville et évitons ainsi de passer par son centre; dès la première bretelle de sortie, nous nous dirigeons vers Lagina puis arrivons sur la nationale 2, route qui va jusqu'à la frontière Turque. Nous longeons le lac Kornia puis celui de Volvi, le plus grand des deux.

Lac de Volvi

Dans l'après midi, sur la droite de la route, au lieu dit Agria Marina, se trouve un ancien monastère que nous visitons, sur les lieux, nous rencontrons le prêtre.



L'endroit est sympa, il y a de l'eau et de quoi passer la nuit sous un abri, nous décidons donc de rester sur place. A proximité se trouve un stand, nous y achetons une confiserie artisanale, un régal, puis un pot de miel. Le vendeur parle l'allemand, il nous offre à boire et nous apporte deux chaises pour lui tenir compagnie, en discutant ensemble. Il nous parle de la crise de son pays, pas étonnant que la nourriture soit si chère ici, la TVA est selon le produit taxé à 13 et 23%. Plus tard dans la soirée, lorsqu'il apprend que nous allons dormir dehors sous un abri, d'emblée il nous propose de venir dormir chez lui, dans son village, à Modi. Nous laissons Frisette et Passpartou dans son stand, en lieu sûr, puis il nous emmène dans sa voiture. Le soir venu, il nous invite à aller manger ensemble au village du poisson et des spécialités Grecques, que nous ne connaissons pas. Angelos a travaillé plusieurs années en Allemagne, c'est un personnage sympathique, ouvert d'esprit et très généreux. Nous arrivons dans un petit bar qui fait également de la restauration, et nous nous installons à une table, autour de celle-ci se trouve trois amis d'Angélos, ainsi que le Papas, ce prêtre orthodoxe rencontré précédemment, qui officie à Agria Marina. Avec sa longue barbe et vêtu de sa robe noire, cet homme pieux est un personnage atypique, et sans aucune gêne de sa part, participe gaiement aux blagues que racontent chacun à tour de rôle, et qui font rire toute la tablée, de toute la soirée, il n'a pas arrêté de griller cigarettes après cigarettes tout en sirotant régulièrement des verres d'Ouzo, un alcool fort au goût d'anis qu'il faut mélanger à de l'eau, comme le Pastis, il nous a un peu surpris par son attitude, on a trouvé cela très drôle et comique, on se serait cru dans un film avec Fernandel jouant Don Camillo.

En compagnie d'Angélos

Après une bonne nuit passée chez Angelos, le lendemain matin nous le quittons en le remerciant bien pour toute sa générosité, et filons le long de la côte, il fait gris mais il ne pleut pas.



Arrivé à Néa Kerdilla, nous décidons de faire un petit détour pour visiter le site archéologique d'Amfipolis, malheureusement fermé, mais par une route qui grimpe à 17 %, nous arrivons au musée de la Macédoine antique, celui-ci est ouvert et est dédié au royaume d'Alexandre le Grand.









Musée de la Macédoine antique.

Après la visite, nous continuons à suivre cette belle côte sauvage, malheureusement sous un ciel couvert. Repéré sur la carte, nous arrivons au panneau indiquant les sources d'eau chaude. Sans hésitation, nous y allons en empruntant une petite route qui part sur notre gauche. Nous arrivons dans un site exceptionnel, des sources d'eau chaude qui jaillissent des entailles de la terre, dans des bassins, en plein air, au milieu d'une nature luxuriante et qui s'écoulent par après dans le fleuve Marmara, tout proche, idéal pour se rafraîchir après les bains. Quel bien être, se prélasser à poil dans une eau à quarante degré. Il y a avec nous, quatre couples, ainsi que trois jeunes Allemandes avec qui nous conversons. Nous y restons plus de deux heures dans l'eau, jusqu'à la tombée de la nuit, à proximité se trouvent des bâtiments à l'abandon, idéal pour notre bivouac.

 Les sources et bains d'Eleftheres

Sur la droite, une des source qui se jette dans le fleuve

Le lendemain matin, après notre petit déjeuner, et avant de reprendre notre route, nous nous octroyons encore un bain d'une heure, là, nous sommes seuls. Il fait toujours aussi gris et le ciel est de plus en plus menaçant d'autant, il y a beaucoup de vent soufflant du sud, prémices d'une pluie certaine. Nous arrivons à passer la ville de Kavala avant d’être rattrapé par la pluie.


Karvala

Nous roulons ainsi une bonne partie de l'après midi sous nos capes avant de trouver enfin un refuge dans une bergerie, et se mettre à l'abri pour y passer la nuit, à une vingtaine de kilomètres de Xanthi, la prochaine ville.
Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute cette nuit, heureusement nous sommes au sec. Le lendemain, nous devons retarder notre départ car il pleut encore. Nous ne partons qu'en fin de matinée lors d'une accalmie. Arrivés à Xanthi, en faisant nos emplettes nous apercevons quelques femmes voilées ainsi que les premiers minarets qui se dressent, nous ne sommes plus très loin de la frontière Turc, et la communauté musulmane est très présente dans cette région est du pays. Dans les villages que nous passons par après, on voit ainsi mosquées et monastères. A la sortie de Xanthi il repleut à nouveau, nous trouvons à nous abriter le temps de laisser passer ce nuage perturbateur. Peu avant Komotini, sur une route secondaire, nous trouvons une fois de plus refuge dans un petit monastère.

Notre havre de paix pour cette nuit

Décidément nous ne sommes pas gâtés avec le temps, pour ne pas changer, il pleut encore ce matin. Cette fois-ci pas le choix, nous devons repartir sous la pluie car il n'y a pas d'eau sur place. Tout l'attirail de pluie est de sortie, sur-chaussures étanches, et capes sont nos habits de rigueur pour cette journée. Peu avant Komotini nous retrouvons la nationale 2 que nous avions quitté à Xanthi. Dans cette ville, nous constatons que tous les magasins sont fermés, et l'on voit des drapeaux Grecs de partout, c'est jour férié aujourd'hui car c'est la fête national hellénique. A Komotini, nous ne sommes qu'à seulement vingt deux kilomètres de la frontière Bulgare et à plus d'une centaine de la frontière Turc. Arrivé à Sapes, sous le parvis de l'autel de ville nous déjeunons. Une femme vient gracieusement nous apporter un paquet contenant deux feuilles de briques garnies de légumes, des gâteaux ainsi qu'une boisson, elle nous a croisé auparavant sur la route. Ce geste généreux accompagné de chaleur humaine est le bienvenu en ce moment car nous passons une journée exécrable, en ayant roulé toute la journée sous la pluie et dans le froid avec ce vent glacial. A Makri, dix kilomètres avant Alexandhroupoli, notre dernière ville Grecque avant la frontière Turque, nous nous posons une fois de plus dans un monastère.
Ce matin, enfin il ne pleut plus, mais il fait froid, à peine 6°. Nous arrivons à Alexandhroupoli, et faisons nos dernières emplettes en Grèce. C'est notre dernière journée dans ce pays, encore quelques coups de pédales puis nous quitterons définitivement l'Europe, du moins en ce qui concerne ce voyage, et vous donnons rendez vous en Turquie, notre prochaine destination.
Goodbye!

21 mars 2016

En direction de Thessalonique

D'Athènes à Thessalonique : 592 kilomètres.

On quitte Dimitri et on se dirige vers la première station de métro, nous promenons Frisette et Passpartou en métro, cette ligne va au nord d'Athènes, et sortons au terminus, cela nous rend bien service et facilite la traversée de la capitale. C'est dimanche et il y peu de monde dans la rame, comparé à l'autre jour ou elle était bondée.



Par après, pas le choix que de rouler sur une 2X2 voies jusqu'à Eleusis, là nous passons par Mandra, grimpons un petit col et basculons vers Stefani pour finir à Oinoi, où sommes rattrapés par la pluie. Nous trouvons refuge dans une construction à l’arrêt. Il pleuvra toute la nuit, et sans intermittence toute la journée du lendemain, elle ne cessera que dans la soirée. Bien évidement, nous n'avons pas pris le départ ce matin et sommes restés une bonne partie de la matinée dans nos duvets.




Au dessus de nos têtes, on peut admirer avec quelle adresse cet oiseau a construit son nid, du bel ouvrage !

Après cette nouvelle journée de repos forcé, il bruine encore ce matin et surprise, la température a énormément chuté, il fait froid, à peine quelques petits degrés. Malgré ce temps maussade, nous décidons quand même de reprendre notre route. Changement de destination, après consultation de la carte, nous décidons de ne pas passer par Thiva mais de prendre la direction de Chalkida, première ville de l’île d'Evvia. 




Le parcours est beau mais malheureusement quelque peu gâché par cette météo capricieuse qui ne nous lâche plus depuis un bon moment déjà. Nous passons un long col, il a neigé un peu plus haut, la température est basse, et il souffle un vent glacial, les sur-chaussures, gants longs, bonnets et vestes chaudes sont de sorties, car il fait très froid, en prime, quelques passages pluvieux pour ne pas arranger les choses. Parvenus à Strofila, après une longue descente, par chance, nous trouvons refuge pour la nuit dans une chapelle. Renaud allume un feu, rien de tel pour se réchauffer, et également pour se laver à proximité.



En cassant des branches, un morceau de bois vient se planter profondément dans la paume de sa main gauche, il faut extraire le morceau. Sur le moment, la douleur est vive et lance, mais Nicole en bonne infirmière est aux petits soins, désinfecte la plaie et pose un pansement, Après une bonne nuit réparatrice dans cette chapelle, en mettant le nez dehors il pleut toujours, nous ne démarrons cette journée qu'en fin de matinée lors d'une accalmie. La blessure à la main n'est plus douloureuse, et n'est pas handicapante pour tenir le guidon de Passpartou. Nous arrivons en fin d'après midi, après avoir traversé l'ile, à Aghiokambos, sur le lieu où nous allons embarquer sur le ferry demain, et revenir sur le continent.


Peu avant, à Loutra Edipsou, nous passons à côté d'une source d'eau chaude souffrée, elle est si chaude que nous avons du mal à y tremper la main.

Encore un don du ciel, une providence, une chapelle nous tend les bras pour nous accueillir cette nuit, à seulement cinq cent mètres de l’embarcadère. Décidément, c'est vraiment un temps à escargots, depuis presque une semaine il fait gris et il n'arrête pas de pleuvoir, nous n'avons pas trop envie de quitter notre chapelle protectrice, mais coûte que coûte nous devons être ce matin avant 8 heures pour embarquer vers Gilfa, et quitter l’île. Nous avons hâte de quitter la Grèce car ce pays ne nous enchante guère, la population n'est pas très avenante à notre goût, voir même indifférente, et certains commerçants n'affichant pas leurs prix ont tendance à en profiter avec nous, par exemple: deux chocolats chauds à l'eau, 6 euros! Lorsque l'on voyage dans un pays, le contact avec la population est importante, malheureusement ce n'est pas le cas ici. Les paysages sont assez répétitifs, la végétation est de type méditerranéenne, des oliviers, des pins, des genets, bref, du déjà vu, et énormément de chiens errants, et pour couronner le tout, du mauvais temps. De plus, sur les petits axes routiers lors d'une intersection il faut deviner la direction, peu ou pas d'indications, les gens ont la fâcheuse habitude de nous diriger vers l'autoroute dès que l'on demande notre chemin, certains nous donnent même de mauvaises indications, n'ayant qu'une carte au 1/650 millième en notre possession, toutes les petites routes ne sont pas dessus.
Dès la sortie du bateau, la route s'élève, nous grimpons vers un col, cela nous réchauffe un peu et sommes un peu plus chanceux car il ne pleut plus mais il fait toujours aussi froid, le thermomètre indique trois degré là haut au col. Par après, nous basculons sur une plaine qui longe l'autoroute en direction de Larissa. Au terme d'une journée encore bien monotone avec ce temps pourri, nous finissons cette journée devinez ou? Ben, encore dans un petit monastère.
Ce matin, il nous faut décider si nous allons faire le crochet pour visiter les Météores comme initialement prévu, ou les zapper et continuer notre route vers Thessalonique. Le mauvais temps ne nous enchante guère à retourner en montagne dans ces conditions et nous ne voulons pas nous attarder plus longtemps, finalement, nous filons au plus direct vers Larissa.
Nous n'avons pas trop de regret de ne pas être passé par les Météores car encore aujourd'hui il fait froid et il burine. Nous passons la nuit sous une grosse tonnelle d'un hôtel restaurant au bord de plage, après avoir passé Larissa. Il pleuvra pratiquement toute la nuit.



Oh miracle, au réveil un rayon de soleil pointe le bout de son nez, on a l'impression de revivre, car cela fait une semaine que nous ne l'avons plus vu. Quel beau spectacle, devant nous, se dresse majestueusement le mont Olympe, et son massif.


Le mont Olympe couvert de son manteau blanc. C'est le point culminant de la Grèce 2917 mètres.




Nous filons vers Katerini en contournant la ville par l'est, puis sommes obligés de monter et passer par Alexandria en faisant un détour de près de cinquante kilomètres pour aller à Thessalonique, car il n'y que de l'autoroute pour s'y rendre.


Nous plantons la tente dans un parc national, à proximité d'une réserve d'oiseaux; au réveil, un soleil généreux, cela met de l'entrain pour démarrer cette nouvelle journée.

Il a loupé son atterrissage!

12 mars 2016

Ilioupoli

Vers le milieu de l'après midi, nous arrivons à Ilioupoli, un quartier d'Athènes, là habite Dimitri qui nous reçoit comme il se doit. Le soir venu, il va chercher le repas que sa maman nous a particulièrement cuisiné, une spécialité Grecque à base de poivron, tomate, feuille de vigne, et riz, cuit à l'huile d'olive, la meilleur huile au monde selon Dimitri, ainsi qu'une tarte au fromage (feta). 
Dimitri qui a vécu dix ans en Californie est une personne vraiment cool, et très agréable à vivre, beaucoup de complicité entre nous, l'on rit bien. Bien évidement, nous abordons le problème de la crise en Grèce ainsi que celui des réfugiés Syriens qui arrivent en masse dans le pays.
Il est photographe de métier et nous fait partager les clichés pris un peu partout, c'est un artiste car ses photos sont de toute beauté. Tous les matins il part et nous laisse libre dans l’appartement qu'il occupe. Actuellement, il rénove un voilier qu'il vient d'acquérir, un quatre cabines, et en tant que skipper, va ainsi pouvoir par après, proposer des croisières d'une semaine aux touristes aisés d'Europe, d'Amérique, et d'Australie. Son rêve futur, après un périple de quinze mois à vélo, est de pouvoir se financer par le biais de la navigation, un tour du monde avec son bateau. On se sent très à l'aise chez lui, il nous a proposé de rester aussi longtemps que l'on le souhaite. 
Le lendemain, nous en profitons pour aller visiter la ville. 
Sur le départ ce matin, il pleut, Dimitri nous exhorte à rester une journée de plus, nous sommes donc arrêtés et au repos, chez lui, deux jours.
Pour info, cela fait onze mois aujourd'hui, que nous sommes sur la route pour notre tour du monde.

En l'agréable compagnie et complicité de Dimitri


A la station de métro, let's go, pour visiter Athènes

Petite anecdote: je n'ai pas usé mes fonds de pantalons sur les bancs de l'école mais sur la selle d'un vélo. Malgré plusieurs rapiéçages, la selle a eu raison de lui et je me vois contraint de m'en séparer après près de onze mois à supporter mon postérieur. Celui de Nicole n'est pas loin non plus de rendre l’âme.

11 mars 2016

Athènes

Quelle aubaine, encore du beau temps pour visiter la capitale.


Depuis l'Acropole, une vue de l'étendue d'Athènes, au nord puis au sud


L'entrée et la sortie de l'Acropole






Le Parthénon



Le Pandroseion


Odéon d'Hérodes Atticus


 Le théâtre de Dionysos qui marque la fin de la visite de l'Acropole



Le temple Olympien de Zeus


La porte d'Hariden





Le Square



Agora antique d'Athènes



Le temple de Hephaïstos


La Stoa d'Attale qui renferme le musée de l'ancien Agora
























Le musée de l'antique Agora


Ancienne église orthodoxe